
» Des milliards d’euros de recette, mais seulement 45 millions pour le vainqueur… La Fédération Française de Football estime ne pas être assez payée par la FIFA.
Qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde, l’équipe de France a déjà assuré à la FFF une prime de 25,8 millions d’euros. Une somme loin de satisfaire son président, Philippe Diallo, qui dénonce une rémunération insuffisante des sélections au regard des recettes générées par la FIFA.
La qualification de l’équipe de France pour les demi-finales de la Coupe du monde fait le bonheur des supporters… mais aussi des finances de la Fédération française de football (FFF). En atteignant le dernier carré, les Bleus ont déjà assuré à leur fédération une prime minimale de 25,8 millions d’euros versée par la FIFA. Une somme conséquente, mais jugée largement insuffisante par Philippe Diallo.
« Une Coupe du monde, c’est très cher »
Dans un entretien accordé à L’Équipe, le président de la FFF n’a pas caché son agacement envers la politique de redistribution menée par la FIFA et son président Gianni Infantino. Si la France remplissait l’objectif fixé avant le tournoi en atteignant les demi-finales, le dirigeant estime que le mérite sportif des sélections est encore trop peu récompensé.
« Pour les comptes, la FFF n’est pas dépendante financièrement de la Coupe du monde », relativise d’abord Philippe Diallo, avant de pointer un déséquilibre plus profond. « Une Coupe du monde, c’est très cher et insuffisamment rémunératrice », affirme-t-il, alors même que la FIFA table sur près de 9 milliards d’euros de recettes générées par cette édition 2026.
Une répartition des richesses qui fait polémique
Pour étayer son propos, le président de la FFF compare les récompenses accordées aux sélections nationales avec celles des clubs. « Je considère que le mérite sportif n’est pas suffisamment valorisé : pour gagner la Coupe du monde des clubs, Chelsea a touché 105 millions d’euros et le futur champion du monde aura 45 millions d’euros. Cela interroge. » Un écart qui alimente les critiques, alors que certaines fédérations estiment ne pas toucher une part suffisante des revenus générés par la FIFA.
Sportivement, les Bleus peuvent encore faire grimper la facture. Après avoir éliminé le Maroc (2-0) en quart de finale, les hommes de Didier Deschamps affronteront l’Espagne ce mardi 14 juillet pour une place en finale. Une qualification qui permettrait de renflouer un peu plus les caisses de la FFF.
