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OGP : L’INJUSTICE ABSOLUE OU QUAND LA CRAPULE ENTRAÎNE LE BÂTISSEUR DANS SA CHUTE

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C’est un coup de tonnerre qui laisse un goût d’injustice profonde. Ce dimanche 28 juin 2026, un décret présidentiel a balayé la direction de l’Office guinéen de publicité (OGP). Motif invoqué : « inconduite ». Si l’éviction de Jean-Marie Soriba Coumbassa coule de source, le limogeage simultané du Directeur général, Aladji Cellou Camara, est une erreur politique et une injustice flagrante. En cédant au chantage de la pagaille, le Chef de l’État a fait le jeu d’un saboteur et a sacrifié le seul homme qui sauvait l’institution.

Revenons aux faits, sans filtre. L’unique responsable de cette crise, c’est Jean-Marie Coumbassa. Un individu dont la duplicité n’a d’égale que l’analphabetisme qui le caractérise. Comment qualifier autrement un homme qui signe un document engageant 900 millions de francs guinéens, puis qui appelle la police des fraudes (ORDEF) en se défendant par un lamentable : « Je ne savais pas avant de signer » ? Voilà le lamentable niveau intellectuel et administratif de l’homme qui a réussi à mettre à genou une entreprise publique.

Depuis sa nomination, cette crapule n’a eu de cesse de vomir la calomnie sur son supérieur hiérarchique et sur ses collègues. Rappelons-nous de janvier 2026 : pour masquer sa mégalomanie crasseuse, il n’hésitait pas à indexer la famille du Président de la République sur Facebook, forçant le ministère de tutelle à le suspendre. Une mesure vite oubliée, qu’il a violée avec le mépris qu’on lui connaît, continuant de sévir sur les réseaux sociaux comme un pestiféré.

Et que dire de ce vendredi 26 juin ? S’introduisant avec fracas, visiblement sous l’emprise de l’alcool, dans le bureau de son DG en pleine réunion syndicale, cet homme a atteint le fond de la bassesse. Cette vidéo virale n’est pas celle d’une « altercation », c’est l’image d’un criminel notoire – car il faut rappeler que cet homme a changé de nom à plusieurs reprises au gré de ses forfaitures judiciaires – qui terrorise son entreprise en pleine lumière.

C’est ce caméléon aux identités multiples qui a traîné Aladji Cellou Camara dans la boue. Car le contraste entre les deux hommes est saisissant. Quand l’adjoint semait le chaos, s’arrogeait des pouvoirs illégaux et signait des factures sans les lire, le Directeur général, lui, travaillait silencieusement à refondre l’OGP.

Le bilan d’Aladji Cellou Camare est pourtant éclatant : fin 2024, l’OGP était une coquille vide, avec une trésorerie dérisoire de 146 000 GNF. Les salaires n’étaient pas payés. Aujourd’hui, grâce à sa rigueur, l’entreprise affiche plusieurs milliards dans ses caisses et a retrouvé sa crédibilité. Punir un tel bâtisseur, c’est envoyer un message désastreux à la fonction publique : en Guinée, celui qui travaille et redresse l’économie finira par payer pour le voyou qui le sabote.

En nommant M. Alya Camara à l’intérim, le Président Doumbouya a eu le bon réflexe de ne pas laisser le vide. Mais gare à la suite. Si Aladji Cellou Camara mérite d’être réhabilité et brillamment récompensé pour avoir sauvé l’OGP de la faillite, Jean-Marie Coumbassa, lui, ne mérite pas qu’un simple limogeage.

L’affaire de l’OGP ne doit pas s’arrêter à un limogeage bicéphale. Elle doit marquer la fin de l’impunité pour les saboteurs de la République. Son dossier, émaillé de faux noms et de diffamation, mérite désormais les menottes de la justice.

 

Sambégou Diallo

 

 

Campagne 2
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